jeudi 25 février 2016

Incinérateur d’Ivry: Un panache blanc comme neige ?



Ce jeudi 25 février, annonce l’agence métropolitaine de traitement des déchets, SYCTOM, « un dégagement de vapeur à l’usine d’incinération d’Ivry-sur-Seine sera visible dans la ville et alentour ». « Ce rejet de vapeur à l’atmosphère vise à ne pas déséquilibrer le réseau pendant les interventions techniques programmées sur l’un des deux groupes four-chaudière » précise la SYCTOM citée par le Parisien.
Mais pas de panique ! Ce panache de fumée blanche est « composée d’eau déminéralisée » et ne présente « strictement aucun danger, ni pour la population ni pour l’environnement » affirme l’agence. En regardant bien, on devrait même distinguer des Bisounours batifolant dans ce joli nuage.
Les assurances de l’agence métropolitaine de traitement des déchets sur l’innocuité de ses fumées « composée à 99% d’eau » constituent une constante de sa communication. 
Toutefois, le Collectif 3R, rappelle qu’il n’y a pas que de l’amour et de l’eau fraîche dans ces panaches. En 2011, les chiffres d’émissions annuelles issus du dossier d’information du public fournis par l’exploitant étaient les suivants: 




« Chiffres auxquels se rajoutent + de 2000 molécules potentiellement dangereuses pour la santé, comme les dioxines bromées, les PCB, les nano et micro particules, qui ne sont pas analysées actuellement faute d’obligation réglementaire ! » souligne le collectif. 

L’incinérateur d’Ivry, construit en 1969, arrive en fin de vie. Le Collectif 3R, qui regroupe plusieurs associations locales, s’oppose au projet du SYCTOM de reconstruction de l'usine de traitement des déchets à Ivry-Paris XIII et de la création d’une usine de Tri Mécano Biologique de 365 000 tonnes avec méthanisation. Cette usine devrait traiter 365 000 tonnes de déchets. Or, rappelle le Collectif, « la technique de méthanisation présente des risques d’explosion et d’incendie réels ». 


De plus, son seuil de rentabilité dépendra d’une quantité minimum de déchets à traiter. Autrement dit, toute ambition de réduction massive des déchets, comme s’y sont engagées de nombreuses villes dont Paris le 16 février dernier, serait contraire aux intérêts financiers de l’usine... Il faut sortir de cette logique infernale à rebours de toutes les politiques écologiques et même du simple bon sens !


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